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LE NOMA LE NOMA ou cancrum oris est une maladie dorigine
infectieuse se développant à partir de la muqueuse buccale,
entraînant une destruction médio ou latéro-faciale,
ou la mort de lenfant. Le noma se caractérise souvent,
au stade cicatriciel, par un blocage de la mâchoire en position
fermée accompagnant la destruction de la joue. Les facteurs prédisposants malnutrition, mauvais état bucco-dentaire, infection (rougeole ou autres maladies infectieuses) laissent à penser que la carte mondiale de lépidémiologie, encore à élaborer, devrait recouvrir toutes les zones où sévissent la malnutrition et lextrême pauvreté (Afrique, Amérique latine, Asie). Le noma nest cependant pas exceptionnel chez un enfant en bon état général. Le plus grand nombre denfants frappés ont de deux à six ans. On distingue les deux phases dévolution suivantes: Phase initiale: Phase gangreneuse: Cest au stade de la phase gangreneuse que la mortalité est considérable. Les enfants meurent surtout de septicémie. Ceux qui survivent endurent des séquelles fonctionnelles impressionnantes dues aux pertes de substance et à la cicatrisation. La cicatrisation seffectue principalement par contractions des parties molles et même des os qui sont très malléables chez lenfant. Elle aboutit à des mutilations faciales de localisation et détendue variables correspondant aux sites dinfection et à la perte de substance originelle. Elle peut également entraîner le blocage partiel ou total des mâchoires. Cette constriction extra-articulaire découle, dans certains cas, dune ossification aberrante qui soude los malaire à la mandibule.
A lHôpital cantonal de Genève, selon ses informations, une trentaine denfants ont été traités par le docteur Denys Montandon pour des séquelles de noma. La réhabilitation chirurgicale entreprise chez ces enfants, certainement porteurs des pires séquelles de noma que lon puisse rencontrer, naurait jamais pu être réalisée hors dun environnement médical de toute première catégorie comprenant pour les tout-petits une réanimation pédiatrique et, pour la plupart, des anesthésistes formés à lintubation par fibroscopie. En effet, il faut à tout prix éviter des trachéotomies qui rendent les enfants entièrement dépendants de soins hospitaliers. Lexpérience des chirurgiens ne doit
pas être limitée à la sphère bucco-maxillaire
mais doit pouvoir faire appel à toutes les techniques modernes
de chirurgie plastique et reconstructive: chirurgie crânio-faciale,
microchirurgie, lambeaux musculo-cutanés. Etc.
Ce que lon sait, cest que discerné à temps, chez ces enfants très jeunes encore, le noma guérirait dans sa première semaine. Mais personne ne sachant rien, et les ministres de la santé ninformant ni leurs dispositifs médico-sociaux (des hôpitaux majeurs aux dispensaires ou agents de santé les plus humbles), ni les populations, ce mal est foudroyant. Sans pourtant foudroyer ses victimes, enfants au visage éclaté de souffrance. A nous den porter la honte. Qui ne faisons rien, ou si peu. Sur place, dans le pays des enfants, actuellement presque rien nest possible qui soit digne deux. Alors, cest ici que lon fait. Mais cest très cher. Avec le "choix" habituel: la mort, lhorreur, ou la vie enfantine un peu ressuscitée, telle que la veulent ces enfants joueurs qui ne veulent pas mourir, mais vivre. Comme au temps du napalm, les bonnes âmes:
Imaginez leur isolement. Ce qui nempêche pas de pleurer comme les autres. Imaginez la moindre infection à lintérieur dune bouche close: invisible aux parents et aux médecins presque toujours. Lenfer pour les plus malheureux, qui meurent ainsi sans dire un mot.
Tél : + 41 21 646 19 46 Auteur: Dr Kintega Boulma Auteur :Louis le prince Lontchi Fopa
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