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SIDA : entre ignorance et conséquences

La méconnaissance des causes et effets du sida est encore très répandue dans les pays en voie de développement, vingt ans après le début de l'épidémie qui a déjà tué 24 millions de personnes, indique l'ONU.

Selon une étude réalisée par l'ONU, dans certains pays, un quart des personnes interrogées pensent que le sida est rarement mortel et jusqu'à un tiers des femmes ne connaissent pas de moyen pour se protéger du virus.

Cette étude a été réalisée dans 39 pays d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine et des Caraïbes.

Bien qu'un grande majorité des hommes interrogés affirment avoir changé leur comportement sexuel pour éviter le sida, "seul un petit pourcentage" d'entre eux utilisent des préservatifs, la seule protection efficace pour les personnes ayant des relations sexuelles.

"Manifestement, des changements drastiques dans le comportement sexuel de certains pays moins développés sont nécessaires pour vaincre l'épidémie de sida", selon l'étude de l'ONU.

"Le degré de prise de conscience du sida est généralement élevé" mais il y a une "énorme" différence entre les les villes et les zones rurales dans des pays tels que le Bangladesh et le Népal, où moins d'une femme mariée sur trois a entendu parler de la maladie.

Et "dans pratiquement tous les pays étudiés", au moins deux tiers des femmes et huit hommes sur dix estiment courir un risque faible ou même aucun risque d'infection.

"De gros efforts ont été faits pour promouvoir l'usage des préservatifs" mais le préservatif n'a pas été adopté par les couples, selon l'étude, qui précise que les hommes l'utilisent davantage lors d'aventures extra-conjugales, ce qui renforce l'image négative du préservatif chez les épouses.

L'absence de mesure de protection ni l'ignorance de l'existance de la maladie ne pourront empécher le SIDA de s'installer et d'induire de multiples conséquences à l'echelle individuelle et sur la population générale;l'économie ; la santé et bien d'autres .....Le rapport de l'O.N.U. SIDA est édifiant à ce sujet:

Dans le monde, plus de 60% des victimes du VIH-SIDA appartiennent à la tranche d'âge la plus active et la plus productive de la population. Cruel pour ses victimes, ce fléau est donc également un obstacle à part entière au développement des pays les plus touchés.
D'après des estimations de l'ONUSIDA, le Programme commun des Nations-unies sur le VIH/SIDA, dans les pays où sa prévalence excède 20% la croissance du Produit intérieur brut (PIB) est diminuée de 2 points chaque année ! Ainsi le SIDA réduit-il à néant les efforts contre la pauvreté...

La situation est particulièrement sensible dans les zones rurales. Depuis 1985, plus de 7 millions d'agriculteurs sont morts du SIDA dans les 25 pays les plus atteints d'Afrique ! Dans 10 ans, l'épidémie aura fait disparaître jusqu'à 25% de leur main d'œuvre... Au Kenya, le principal motif de cessation d'activité pour le personnel des entreprises agricoles n'est plus la vieillesse, mais la maladie ou la mort.
Il est donc toujours important pour nous de rappeller les moyens de prévention adaptés
Des "changements radicaux" sont nécessaires pour enrayer l'épidémie du sida dans les pays pauvres, selon l'ONU
- Des "changements radicaux" dans l'éducation et les comportements sexuels sont nécessaires dans de nombreux pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine pour enrayer la progression du virus du sida, selon un rapport des Nations unies

"Les résultats de cette étude soulignent l'énorme défi que doit relever la prévention contre la propagation du sida", souligne ce rapport du Fonds des nations unies pour la Population, publié un an après l'adoption par l'assemblée générale de l'ONU d'un plan de lutte contre la pandémie.

Mais, "clairement, des changements radicaux dans les comportements sexuels sont nécessaires" pour espérer y mettre un terme, note le rapport. Les campagnes d'information dans les pays les plus pauvres n'ont en effet pas eu un impact significatif sur les comportements ou la perception du risque, notent ses auteurs.

Le rapport fait la synthèse de données recueillies dans 39 pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine, entre le milieu et la fin des années 90. Quelque 5.000 foyers ont été étudiés dans chaque pays.

Souvent, une large majorité des personnes interrogées considèrent qu'elles courent peu ou pas du tout le risque de contracter le virus, y compris dans les pays les plus touchés comme la République Dominicaine, l'Erythrée, le Mali, le Tchad ou le Niger. Dans certains pays comme le Bénin, le Burkina Faso ou Madagascar, la moitié des femmes interrogées ne savaient pas qu'elles pouvaient contracter la maladie par un contact sexuel.

Une majorité des habitants des pays étudiés connaissent au moins un moyen de prévention. L'utilisation du préservatif et la fidélité à un ou une partenaire sont les plus souvent cités. Pourtant, le préservatif ne s'est pas imposé au fil des ans au sein des couples, note le rapport.

Si les campagnes d'information ont progressé en milieu urbain, les programmes existants "ont peu fait, jusqu'à présent, pour informer de façon adéquate l'immense majorité des couples qui vivent dans les campagnes de nombreux pays africains et asiatiques", note le rapport.


Reférences

Source :ONUSIDA,







 

 

 

 

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